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Le Criollo

Un petit cheval qui sous ses airs fiers et nobles hérité de ses ancêtres andalou, révèle tout le courage, la solidité, l’énergie et le mental d’un véritable cheval de bétail resté authentique. 

Le Criollo est arrivé sur le continent américain avec les conquistadores espagnols, et est considéré à ce jour comme le cheval le plus proche génétiquement et morphologiquement de ce qu’était le cheval Andalou du 15ème siècle qui a rendu possible la conquête du continent.

 

Pour quelle raison me demanderez-vous? Eh bien tout simplement parce que lorsque les premiers registres de la race ont été créé au début du 20ème siècle, seuls ont été intégrés au registre des animaux ayant été “coupés du monde”, n’ayant jamais reçu aucun croisement, et ces registres par la suite sont demeurés fermés jusqu’à aujourd’hui. Cela veut dire qu’aucun autre reproducteur d’aucune autre race n’a jamais été introduit en croisement ou en “améliorateur de race” au sein des registres Criollo.

L’Andalou de l’époque a quant à lui évolué, subi des croisements pour répondre à des modes et des utilisations différentes pour finalement donné naissance au Cheval de Pure Race Espagnol.

 

Les chevaux de la « conquista » se sont retrouvés livrés à eux même après plusieurs épopées historiques liées à la conquête, et ont commencé à peupler les plaines d’Argentine, d’Uruguay et du sud du brésil, où il ont forgé leur rusticité et se sont développés en très grand nombre.

 

Puis l’homme a repris en main le destin de ce petit cheval, ancien guerrier, redevenu sauvage, pour débuter une sélection afin de satisfaire ses besoins de travail au sein des estancias immenses, jusqu’à la création du premier studbook en Argentine au début du XXème siècle. 

Origine de la Race

Morphologie et Utilisation

Organisation de la Race

Quelques mots sur l’organisation de la race et des registres histoire de s’y retrouver un peu dans cette toile d’araignée.

 

Le Criollo est originaire d’une zone géographique en Amérique du Sud qui englobe l’Argentine, l’Uruguay, le sud du Brésil, le Paraguay, liste de pays à laquelle on peut rajouter le Chili où se trouve un des plus proches cousins du Criollo, le Cheval Chilien.

 

Chacun des pays mentionnés ci-dessus dispose d’une Association d’éleveurs : la ACCC pour l’Argentine, la SCCCU pour l’Uruguay, la ABCCC pour le Brésil et la SCCCP au Paraguay. Ces Associations sont regroupées au sein d’une fédération internationale appelée FICCC, en charge de traiter des questions politiques afférentes à la race et d’organiser des rencontres sportives internationales pour le Criollo. 

Sont également membres de la FICCC l’Association Italienne d’éleveurs de chevaux Criollos (ANACC), l’Association allemande (CRZVD), et la française (AFECC) depuis le mois de juillet 2016. 

 

Les pays du berceau de la race disposent tous d’un registre propre du Cheval Criollo. Néanmoins ces registres (hormis celui du Cheval Chilien) sont ouverts entre eux pour permettre la circulation et l’échange d’animaux, indispensables pour l’amélioration de la race.

 

Il existe en France depuis la fin de 2017 un registre français du Criollo qui dépend directement du registre argentin, afin de faciliter les inscriptions des chevaux. L’Italie, pour le moment, ne disposent pas de registre propre et enregistre ses Criollos de pure race directement dans les registres du berceau. L’Allemagne a ouvert dans les années 1990 un registre propre mais qui n’est à ce jour pas reconnu par les pays de la FICCC, de telle sorte que des Criollos enregistrés uniquement au sein du Registre Allemand, ne peuvent, pour le moment, reproduire dans aucun autre registre.

Le cheval Criollo est un cheval de taille moyenne (environ 1m45), doté d’une silhouette équilibrée, rectangulaire, et de lignes harmonieuses. Il s’agit d’un cheval doté d’une forte musculature tant sur l’avant que l’arrière main, d’un dos tonique, d’une bonne ossature et de membres très solides avec de l’os. Les crins doivent être épais et très fournis, la corne du sabot est dure. La tête expressive est petite et triangulaire, les oreilles sont petites et mobiles, les maxillaires développées, le chanfrein droit de préférence. La race admet toutes les robes, à de rares exceptions.

 

Les caractéristiques essentielles de la race héritées de l’époque où il s’est retrouvé livré à lui même dans la pampa et que les éleveurs s’efforcent de préserver sont : le « sello racial » (c’est ce qui fait que vous pouvez différencier sans hésitation un Criollo d’un autre cheval), la rusticité, l’endurance et la capacité de récupération, la fécondité.

 

Le Criollo est avant tout un cheval sélectionné pour le travail en extérieur et le bétail. Ses membres courts et solides, son centre de gravité bas et sa vivacité, en font un cheval particulièrement agile et rapide dans ses mouvements, ce qui le prédispose naturellement au travail avec les vaches mais aussi à l’équitation western en général. Au Brésil, notamment, le Criollo participe à des compétitions de Reining et de Working Cow Horse au plus haut niveau national et international. Des Criollos participent ainsi régulièrement aux jeux équestres mondiaux au sein de l’équipe brésilienne et au milieu d’autres Quarter Horses.

 

De part son mode l’élevage, sa rusticité, sa solidité et son mental froid, le Criollo est également un merveilleux compagnon d’aventures, qui saura vous emmener sur tous les chemins, même les plus reculés, les plus grands records de voyages à cheval étant à ce jour détenus par des Criollos.  Le Criollo se prête également parfaitement au jeu de toute autre discipline d’extérieur et de maniabilité.

 

On recherchera idéalement sous la selle un cheval froid mais doté d’une énergie bouillonnante, capable de se mobiliser très vite si on le sollicite et de redescendre en pression aussi vite.

Le Criollo n’a pas échappé à une évolution notable, appelée par certain la « révolution fonctionnelle »  qui s’est enclenchée dans les années 1970 par l’introduction de sang chilien dans les cheptel argentin, uruguayen et brésilien, et aboutir dans les années 2005 environ. Cette évolution a impacté non seulement la fonctionnalité du cheval mais également sa morphologie et son mental.

 

 Le Criollo de modèle traditionnel était un cheval de type carré, plus haut sur jambe et assez massif, avec une encolure épaisse et un dos plutôt court. C’était un cheval puissant, extrêmement résistant, d’un tempérament plutôt réservé vis-à-vis de l’homme car élevé en troupeau dans des plaines immenses. C’était un cheval qui couvrait beaucoup de terrain habitué à pousser les troupeaux en lignes droites et à trier de temps à autre.  

 

Puis des éleveurs brésiliens sont allés cherché au Chili des Criollos chiliens (« appelés aujourd’hui Chevaux Chiliens »), et parmis eux des chefs de race qui ont véritablement contribué à la naissance du Criollo moderne. Le cheval Chilien élevé en petits groupes dans des corrals plus petits, est un cheval proche de l’homme et familier. Il a fait l’objet d’une sélection très poussée pour répondre aux besoins des rodéos chilien, ou l’agilité du cheval (notamment sur ses déplacements latéraux) et le courage face au bétail étaient recherché.

 

Ces chevaux ont apporté au cheval de la « pampa » de la docilité et surtout d’avantage de fonctionnalité, c’est à dire plus d’agilité particulièrement sur les mouvements latéraux. La morphologie du cheval a également changé, les encolures lourdes se sont affinées, le centre de gravité s’est abaissé pour améliorer le mouvement en laissant place à des chevaux plutôt rectangulaires que carrés, les dos se sont allongés (avec certains excès parfois), pour ne citer que cela.

 

Cette recherche de fonctionnalité a été motivée par le développement de compétitions sportives dont certaines sont nées au Brésil, comme le Freno de Oro, maintenant populaires dans tous les pays FICCC du berceau. Pendant ces épreuves sont évalués le courage et l’agilité du cheval avec les vaches, et son niveau de dressage à travers des figures spectaculaires semblables au slidding stop ou au spin du Reining. Une grande partie de la note finale tient également à la morphologie du cheval, afin de préserver les caractéristiques essentielles morphologiques de la race. 

 

Ce Criollo moderne est celui des années 2000.  

Evolution de la Race

Muchacho de Santa Angelica (Chile), chef de race

Consuelo Do Infinito, Criollo moderne et chef de race

Le Criollo n'est ni un Cheval de Polo ni un Mestizo

En Europe, il existe une croyance que tous les chevaux venant d’Argentine, ou plus généralement d’Amérique du Sud, y compris les Chevaux de Polo, sont des Criollos. Mais ce n’est nullement le cas, vous l’aurez compris.

 

Le Cheval de polo est une race à part entière, issue d’un croisement entre le Criollo et le Pure Sang Anglais, qui dispose depuis plusieurs décennies de son propre studbook et reproducteurs.

 

Le cheval venu d’Argentine ou d’Uruguay par bateau pendant des décennies sur les côtes italiennes et vendu dans toute l’Europe, soit comme cheval de selle, soit aux abatoires, était dans 95% des cas un cheval dit « mestizo », sans papier, qui n’avait du Criollo qu’un plus ou moins proche parent.

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